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Ce matin, Chérie m’a réveillée avant de partir au travail, à 5h25. « Bébou.. Il s’est passé quelque chose cette nuit.. » J’ai ouvert un oeil. J’ai pensé à la mort de mon chat, mais non, il ronronnait dans mes oreillers. « Il y a eu des attentats. » J’ai ouvert les deux yeux. « Où ça ? – A Paris. » Je me suis redressée dans mon lit, j’ai écarté le flou de mon sommeil et on a énuméré nos proches « -Angie ? -En sécurité, via fb. -Ta tante ? -En banlieue. -Ma soeur, ma nièce ? -… » J’ai eu des nouvelles d’elles quelques heures après. A l’heure où je vous écrit, on attends encore des nouvelles de deux amis. Le Bataclan a été frappé. Le stade de France a été touché. Paris pleure, Paris a peur, et Paris se mobilise et s’entraide. #Porteouverte mais frontières maintenant fermées.
Lundi je retournerai au travail, et face aux enfants nous, mon équipe et moi, devrons rassurer, compatir, expliquer. La police encadrera de nouveaux les portes de mon école, la vigilance devra être redoublée car la tension sera encore là. Tout cela à cause des kamikazes extrémistes revendiquant leur « religion ». Aucune religion à ma connaissance ne prône la mort, toutes évoquent la vie. Que maintenant les Français comprennent pourquoi les réfugiés quittent leur pays avec autant d’ardeur.

Je prévoyais de vous écrire un article à propos des fêtes de fin d’année. En voilà une horrible, de fin d’année.

 

Vendredi 13 novembre 2015,
ils nous apportés le malheur, ces chiens noirs.

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