23h. Il est l’heure de se coucher. J’éteins les lumières, monte dans ma chambre, me glisse sous la couette. Des rêves me viennent par milliers dans mon esprit, je rêve de poney et de licornes. Je rêve éveillée, mes yeux sont grand ouverts. Il est 00h30. Je prends mon portable, je commence à tourner en rond. Aller, je souffle, je geek un peu, la lumière de mon portable m’endormira peut-être. 2h. Je sors de mon lit, je vais me dégourdir les jambes, prendre un peu l’air, boire un verre d’eau, avant de retourner sous cette maudite couette. 4h. Je sors définitivement de mon lit pour aller m’allonger sur le canapé, me trouver un truc bien chiant à regarder à la télé et enfin dormir un peu. 6h, le soleil se lève, j’aurai bien sur tout compris à l’algorithme de ce documentaire de nuit. Je me lève en même temps que le jour, la journée commence.

 

Aujourd’hui, je viens vous parler d’un problème dont personne ne parle vraiment. L’insomnie.

Je n’ai jamais été une grande dormeuse, même petite. Dormir jusqu’à 12h ? Très peu pour moi ! J’ai évolué ainsi, sans dormir beaucoup mais juste ce qu’il me fallait. Puis est venue l’époque où je cherchais du travail, où je n’avais pas encore le permis, où Chérie et moi vivions notre amour à distance et ces trois choses là ont été pour moi une véritable source d’angoisse. Je dormais de moins en moins, et de moins en moins bien. Je ne me dépensais pas assez, je tournais en rond. Ma nature d’angoissée stressée à fait le reste et m’a déclenché ma première insomnie. J’ai passé 72h sans dormir. Pour m’endormir au bout de ces 72h, on a dû me mettre sur le siège passager d’une voiture et faire de la route pour que je me laisse aller au sommeil. Ca a été dur émotionnellement et physiquement de passer cette épreuve, j’ai par la suite développé une peur de ne pas m’endormir au moment de me coucher. J’ai été au médecin, et j’ai essayé un premier médicament. J’ai obtenu mon permis. Je m’endormais toujours aussi mal. On en a essayé un deuxième. J’ai trouvé mon travail. Je m’endormais toujours aussi mal, et me reposait toujours aussi peu. Le troisième fut le bon. J’ai maintenant arrêté le médicament avant d’en devenir dépendante, et mon rythme de boulot fait que je m’endors maintenant avec facilité. Oui, je m’endors à 21h30 parce que le lendemain je me réveille à 5h25. Comptez, ça fait exactement 8h de sommeil. Mais je me sens terriblement fatiguée arrivé le vendredi. Déjà le jeudi je commence à avoir du mal. Je ne rêve que d’une chose, c’est dormir au moins 2h de plus. Mais non. Non, c’est même encore pire. Je dors 5h par nuit les week-ends. Voir moins, parfois. Qu’est-ce que j’aimerai dormir plus, qu’est-ce que j’aimerai être un chat. Ne pas dormir bien, ne pas dormir plus me rends parfois irritable, énervée. La fatigue m’épuise, et quand je cherche à me reposer le dimanche après-midi, je sens mon corps débordée d’énergie contre mon cerveau quémandeur de repos. Alors au final, je sais pas trop si on peut me considérer toujours comme insomniaque vu que je m’endors, mais ça reste un problème qui ne trouve pas de solution, même dans les médicaments pseudo-miracle.

S’il-vous plait, dites-moi pas que c’est ça, en fait, d’être adulte.

 

 

SNAPCHAT
INSTAGRAM
HELLOCOTON

 

Publicités