Bonjour mes Princesses ! 

Aujourd’hui je vous écris un billet un peu spécial, dans le sens où c’est une réaction à chaud que je vous rédige, et non pas quelque chose de longuement préparé et réfléchi.

Aujourd’hui je me suis prise la tête avec une animatrice de mon équipe. Enfin, pris la tête est un bien grand mot, puisque pour ne pas m’énerver sur elle j’ai tout gardé pour tout relâcher ici.

Il se trouve que je suis dyslexique, et que je le dis pas (ou peu).  A l’école nous avons un enfant qui a les trois dys (dysphasie, dyslexie, dysprasie) et au détour d’une conversation à son sujet j’en viens à dire que je suis moi-même dyslexique et qu’effectivement c’est très compliqué pour nous de différencier certains sons, certaines lettres, et également les chiffres entre eux. J’en viens à donner mes exemples typiques, que je ne sais pas différencier le c et le s. Et là, cette bip d’animatrice me sort « Non mais c’est quand même pas bien compliqué de faire la différence, y a une boucle à l’un et deux à l’autre! » Déjà pour commencer elle m’a parlé en chinois, je n’ai pas compris le sens de sa phrase ni quelle lettre avait une boucle et l’autre deux. Et si, pour nous c’est très compliqué !

Petit récapitulatif de la maladie : “Il s’agit d’un trouble spécifique de l’acquisition de la lecture et de l’orthographe qui va au-delà de simples difficultés ou de l’illettrisme. Elle s’explique par une difficulté toute particulière pour conceptualiser les sons de la parole, les associer aux lettres correspondantes et les mémoriser. A quoi était-elle due ? Certainement pas à la paresse de l’enfant, comme certains le croient encore.  L’IRM fonctionnelle a permi de relever une aire dans le cerveau qui s’active normalement quand on lit, sauf chez un dyslexique. (…) Un dyslexique a besoin de beaucoup plus de temps pour décoder un mot, car il lui faut le découper lettre par lettre, puis tout assembler par sons jusqu’à arriver à un mot.”

Je lui redonne un autre exemple courant chez moi, que bien souvent je lis le mot « brutaliste » au lieu du mot « buraliste » si je ne me concentre pas, et là c’est le comble du comble « Non mais c’est pas vrai, tu peux pas être comme ça et faire ton boulot. » Traduction :  Je suis une idiote sur pied. Ma chère petite, à force de travailler, de lire et de me forcer, oui j’ai réussi dans la vie à être passe-partout à ce niveau-là, je suis devenue responsable de l’équipe d’animation et je remplie très bien les papiers administratifs qu’on me donne au quotidien. Je prendrai peut-être 5 minutes de plus pour les terminer mais mon boulot, je le fais très bien. Je tiens un blog qui j’espère n’est pas bourré de fautes, je lis quotidiennement, je fais les devoirs aux enfants, et c’est certain c’est un combat de tout les jours mais un combat qui en vaut la peine !

 

D’ailleurs au passage, clairement ça m’énerve les nanas sur internet qui se disent dyslexique justeparce qu’elles n’ont pas le courage de réfléchir correctement à l’orthographe/conjugaison/grammaire de leurs textes . La dyslexie, c’est diagnostiqué par un spécialiste, et suivi par un orthophoniste (bien souvent mais pas obligatoire, pour le confort de l’enfant) pendant quelques années. On ne guérit pas totalement de la dyslexie, mais au moins je ne confond plus les « ch » et le « ss » en phonétique, ni le « mm » et « nn », je reconnais un b et un d, un p et un q.

Dernier exemple en date, prouvant bien le quotidien de cet handicap, ce 49-3 politique, j’ai mis longtemps à lire 49-3 et non pas 43-9

 

Vous aussi au boulot vous avez une collègue que vous voulez emplafonner dès qu’elle ouvre la bouche ?
Vous aussi vous avez vos petits handicaps quotidiens qu’on ne comprends pas toujours ?
J’attends vos commentaires avec impatience !

 

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Article sélectionné dans la partie humeur sur Hellocoton le 20 mai, merciiiii ♥

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